Comment la CVO est-elle fixée concrètement ?
Le calcul de la CVO repose sur trois piliers : la base imposable, le barème (en €/hl ou en €/hectolitre de produit), et la périodicité de la collecte. Voici comment ces mécanismes s’appliquent sur le terrain :
Bases retenues pour le calcul
La base de la CVO varie d’une interprofession à l’autre, mais deux formats cohabitent :
- Soit sur le volume commercialisé : L’opérateur déclare et paye la CVO sur le volume effectif de vin vendu, livré ou exporté, souvent en hectolitres ou en bouteilles équivalentes.
- Soit sur le volume produit ou récolté : Cela vise principalement les exploitations déclarant leur récolte. Le taux s’applique alors sur la déclaration de récolte annuelle, parfois après déduction des pertes, des usages familiaux, ou des volumes non commercialisables.
Dans le Languedoc-Roussillon, le schéma le plus courant reste la taxation sur le volume commercialisé.
Barèmes en vigueur (CIVL, CIVR, InterOc) : chiffres, évolutions, différences
Les barèmes sont décidés chaque année par chaque interprofession, en Conseil d’Administration, puis homologués par leur arrêté d’extension publié au Journal Officiel. Voici, à titre d’exemple, les barèmes applicables pour la campagne 2023/2024 :
| Interprofession |
Catégorie |
Taux producteur (€/hl) |
Taux négociant (€/hl) |
| CIVL (Languedoc AOC, IGP régionales) |
Vins tranquilles |
1,30 |
2,60 |
| CIVR (Roussillon AOP, IGP, VDN) |
Vins doux naturels |
2,12 |
2,12 |
| InterOc (IGP Pays d’Oc) |
Vins tranquilles |
1,00 |
2,00 |
(Barèmes issus des arrêtés d’extension publiés JO et sites officiels CIVL, CIVR, InterOc. Source : CIVL/InterOc/CIVR – JO 2023, cf. CIVL)
Certains types de vins bénéficient de taux distincts (effervescents, IGP spécifiques, vins de cépages…)
Découpage producteur/négociant : qui paye quoi ?
La CVO se décompose entre les opérateurs de la filière :
- Le producteur verse la CVO sur la base de sa production commercialisée ou livrée à un négociant ou une coopérative.
- Le négociant s’acquitte d’une CVO complémentaire lors de la mise en marché finale (vente, exportation).
Dans certains cas, la CVO producteur est collectée par la coopérative ou le metteur en marché (qui reverse au nom de ses adhérents, puis paie sa propre part).